Fabula – Opéra de poche d’Oscar Strasnoy

Fabula, l’amour et l’imagination
Excellent *****
Comme un souffle d’air frais arrive cet opéra « de poche » d’Oscar Strasnoy à Buenos Aires (…). Il clôture le magnifique cycle de concerts de musique contemporaine (…) avec un niveau d’excellence digne d’être mentionné. « Fabula », comme beaucoup de créations de tradition orale et littéraire (…) apporte des vérités profondes pas toujours perçues par ceux qui sont happés par des images charmeuses. « La réalité extérieure est sans cesse modifiée par notre inquiétude intérieure », affirme l’auteur lorsqu’il parle de la genèse de ce bijou du théâtre musical, entreprise commencée après le succès considérable de son opéra a capella « Geschichte » ( »L’Histoire ») l’année dernière au Théâtre Colón.
Hector Coda, La Nación, Buenos Aires 1er Décembre 2005

Un opéra de poche
Le cycle du Théâtre San Martín s’est achevé avec une admirable oeuvre d’Oscar Strasnoy. Le chanteur Daniel Gloger brille. (…) “Fabula” s’inscrit dans la ligne, avec une certaine réduction, de “Geschichte“, son extraordinaire opéra pour six voix a capella présenté en 2004 par le Théâtre Colón. (…) L’oeuvre est écrite en espagnol et interprétée par un allemand, ce qui crée un type idiomatique aussi légitime que la plus pure et mieux prononcée des langues. (…) Evidemment “Fabula”a été pensé pour Gloger (lequel avait déjà un rôle central dans “Geschichte“). Les éléments scéniques et instrumentaux sont minimes, mais l’esthétique n’est pas minimaliste. Les moyens ont été sensiblement augmentés, même le registre de la viole, avec une scordatura allant du violoncelle au violon, dans un parallélisme très subtil avec la partie vocale. (…) C’est comme si des personnages familiers développaient une dramaturgie musicale étrange et inimaginable.
Federico Monjeau, Clarín, Buenos Aires, 3 décembre 2005

Violiste et interlocuteur
Sa permanente extroversion et logorrhée est protéiforme. Gloger est alternativement : celui qui est séduit, trois vieilles qui l’observent depuis le balcon, le souvenir de sa mère qui le berce, les trois fées que le sauvent de la désillusion… Il est aussi l’interlocuteur du remarquable violiste irlandais Garth Knox. Bien sûr, Knox ne reste pas indifférent à ce qui se passe (…) il se transforme en une laconique contrepartie verbale du rêveur (…) « Fabula » est le résultat et la synthèse d’un intense travail d’équipe entre Oscar Strasnoy, Alejandro Tantanian et Renate Ackermann. (…) « Fabula » est une réflexion incisive, avec des situations grotesques, ironies et sarcasmes, qui montre les possibilités claires et efficaces du théâtre musical et qui confirme encore une fois le pouvoir transformateur de l’imagination au-delà des questions cognitives.
Hector Coda, La Nación

Ce qui s’est passé au Festival « Eclat » de Stuttgart : une pièce éclatante de théâtre musical. Avec simplement un chanteur et un instrumentiste, des moyens les plus simples, il nous est montré comment la nouvelle musique peut directement opérer. (…) Le point central et grandiose [de la soirée] fut le contre-ténor Daniel Gloger. Ses acrobaties vocales et ses qualités d’interprète soulignent parfaitement la partition très vive et colorée de Strasnoy.
Dietholf Zerweck, Esslinger Zeitung, 18 février 2008

Une heure de spectacle inoubliable… Hans-Jörg Lund, Reutlinger Generalanzeiger, 18 février 2008… la musique fait montre d’une qualité théâtrale éminente. Strasnoy a, de façon certaine, l’étoffe du compositeur d’opéra.
Werner Müller-Grimmel, Stuttgarter Zeitung, 18 février 2008

Le protagoniste a été le contre-ténor Daniel Gloger, brillamment préparé, pour lequel Strasnoy a écrit un rôle sur mesure (…) Une pièce pleine de charme, d’esprit et de drôlerie.
Dieter Lohr, Schwäbische Zeitung, 19 février 2008

Le numéro d’équilibrisme vocal de Daniel Gloger, ainsi que ses saisissantes qualités de comédien, appellent à l’admiration. Le violiste Garth Knox, tout en souplesse et vivacité (et pas seulement instrumentale !), devient le partenaire idéal du « Prince », en musique comme en paroles.
Gerhard Rohde, Neue Musikzeitung, Mars 2008

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