Intermezzos lyriques

Oscar Strasnoy

Oscar Strasnoy est le compositeur de l’opéra « Midea », créé à Spoleto en 2000 sous l’égide de Luciano Berio, de la cantate « Préparatifs de Noce (avec B & K) » (CD Chant du Monde), des Six Songs for the Unquiet Traveller, créées par Ann Murray à la Wigmore-Hall de Londres ou la musique d’accompagnement d’ « Underground », film muet d’Anthony Asquith (UK, 1928), créé au Musée du Louvre. Il est le pianiste d’Ego Armand, quintette qu’il forme avec Daniel Gloger, contreténor, Pablo Márquez, guitare, Gabriel Said, percussion et Eric Chalan, contrebasse.
Il a reçu nombreuses bourses et commandes, dont la Guggenheim Fellowship (NY, 2007). Il écrit actuellement un opéra, « Le bal » pour l’Opéra de Hambourg (création, mars 2010) et un opéra de chambre pour le Festival d’Aix en Provence, “Un Retour” d’Alberto Manguel, commande de Musicatreize et le Festival d’Aix (mise en scène de Thierry Niang, dirigé par Roland Hayrabedian).
Oscar Strasnoy vit à Lyon et Berlin.

“Difficile de sonner plus sensible et intelligent que la création d’Oscar Strasnoy , une partition séduisante, qui se joue de tout, des modes comme des dictatures”.
Marie-Aude Roux, Le Monde.

Mareike Schellenberger

Mareike Schellenberger se forme à la Hochschule für Musik und Theater de Leipzig avec Hans-Joachim Beyer (opéra) et à Zurich auprès de Christoph Prégardien (lied, oratorio), Elisabeth Schwarzkopf et Irwin Gage. Ses études, à l’unanimité, sont couronnées des plus hautes récompenses (dont le Premier Prix d’Opéra – Leipzig, et le Premier Prix d’Oratorio et de Lied – Zurich). Elle prend son premier rôle en 1998 au Théâtre National de Schwerin. Suivent l’opéra de Lucerne et le théâtre de Wuppertal. En 2007, en tournée européenne, dans le rôle-titre, elle créé Pandora (musique de Carlo Carcano, Alexandros Markeas, Luis Naon et Michèle Reverdy). En 2008, on note L’Enterrement de Mozart de Bruno Mantovani. En 2009, elle est “Anita” dans West Side Story à Grenoble. En 2010, elle chantera au Festival d’Aix-en-Provence dans “Un retour” d’Oscar Strasnoy.
La chanteuse se produit avec le Gewandhausorchester Leipzig, Zürcher Kammerorchester, MDR- Sinfonieorchester, Copenhager Barockorchester. Sa prédilection pour le lied la conduit tant aux côtés de Jérôme Hantaï sur instrument historique (Berlioz, Schubert, Schumann), qu’avec les “Düsseldorfer Philharmoniker“ (Das Lied von der Erde de Mahler). Invitée des festivals de musique contemporaine, de nombreuses partitions lui sont dédiées. Les radios MDR, NDR, Deutschland Radio Berlin et Radio France ont diffusé certains de ses concerts (tel l’hommage à Klaus Huber et Younghi Pagh-Paan, en duo avec Garth Knox). En 2008, elle reprend la création de Wolfgang Rihm In doppelter Tiefe pour Alto, Mezzo et grand orchestre avec le Mendelssohn Orchester Leipzig.
L’artiste conçoit et créé ses propres spectacles : Kennst Du das Land… , autour du personnage de Mignon de Goethe (Winterthur et Leipzig, 2005), et Liebesflüchtig, d’après Dichterliebe de Schumann (Leipzig et Dresde, 2007).
Mareike Schellenberger a enseigné le chant de 2000 à 2007 à la Hochschule für Musik und Theater de Leipzig. Elle vit depuis plusieurs années à Paris.

Christoph Prégardien

Christoph Prégardien étudie le chant avec Martin Gründler et Karlheinz Jarius à Frankfurt, auprès de Carla Castellani à Milan et Alois Treml à Stuttgart et se perfectionne dans les classes de lied de Hartmut Höll. Considéré comme un des meilleurs ténors lyriques de notre époque, Christoph Prégardien travaille avec des chefs comme Barenboim, Chailly, Gardiner, Harnoncourt, Herreweghe, Luisi, Metzmacher, Nagano, Sawallisch et Thielemann. Son répertoire
comprend les grands oratorios et les passions des périodes baroque, classique et romantique, ainsi que des oeuvres du 17e (Monteverdi, Purcell, Schütz) et du 20e siècle (Britten, Killmayer, Rihm, Stravinsky).
Christoph Prégardien est particulièrement apprécié comme chanteur du lied allemand. Une collaboration suivie le lie à ses partenaires de prédilection, les pianistes Michael Gees et Andreas Staier. Il est régulièrement invité à donner des récitals à Paris, Londres, Bruxelles, Berlin, Cologne, Amsterdam, Salzburg, Zurich, Vienne, Barcelone et Genève et ses tournées l’amènent à travers l’Italie, le Japon et les Etats-Unis. Christoph Prégardien s’est produit avec les orchestres philharmoniques de Berlin et de Vienne, le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam, la Staatskapelle de Dresde, le Gewandhausorchester Leipzig, le London Philharmonia Orchestra, l’Orchestre Philharmnique de Radio France, les orchestres symphoniques de Boston et de St Louis.
Une partie importante de son répertoire est enregistrée chez BMG, EMI, Deutsche Grammophon, Philips, Sony, Erato et Teldec. Sa discographie comprend plus de cent vingt titres. Ses enregistrements du lied romantique allemand sont plebiscités par le public et la presse spécialisée et ont été récompensés par de nombreux prix internationaux du disque. Un des derniers enregistrements de Christoph Prégardien (avec Michael Gees au piano) comprend des lieder de Schumann (Liederkreis op. 39) et de Hugo Wolf sur des textes de Joseph von Eichendorff (Hänssler-Classics).
A l’opéra, Christoph Prégardien a incarné les rôles de Tamino (La Flûte Enchantée), Almaviva (Le Barbier de Séville), Fenton (Falstaff) , Ulysse de Monteverdi et Don Ottavio (Don Giovanni) sur les grandes scènes européennes. Il a chanté le rôle titre dans « La Clemenza di Tito » de Mozart à l’Opéra National de Paris.
Christoph Prégardien consacre une large partie de sa vie musicale à une activité pédagogique intense et diversifiée. De 2000 à 2005, il a dirigé une classe de chant à la Hochschule für Musik und Theater de Zurich. Depuis l’automne 2004, il enseigne en tant que professeur à la Musikhochschule de Cologne, ville où il a élu domicile.

Michael Wendeberg

Michael Wendeberg grandit dans une famille de musiciens et commence le piano à l’age de cinq ans. Il étudie avec Markus Stange, Bernd Glemser
et Benedetto Lupo. Il remporte de nombreux prix dans les concours nationaux et internationaux.
Comme soliste il s’est produit avec les Bamberger Symphonikern, Radiosinfonieorchestern des NDR, WDR, HR, und SWR et les Berliner Philharmonikern sous la direction de Jonathan Nott, Marek Janowski et Sir Simon Rattle. Comme musicien de chambre il a joué avec le casalQUARTETT, ainsi qu’avec Carolin Widmann, Laurent Korcia et Jacques Zoon.
De 2000 à 2005 il est le pianiste de l’Ensemble Intercontemporain, avec lequel il a joué comme soliste sous la direction de Pierre Boulez (Festival de Lucerne, Carnegie Hall…).
En 2003 il a donne un recital au festival de Salzbourg. Paralellement il commence une formation de chef d’orchestre. Il prend des cours avec Pierre Boulez et travail comme assistant de Jonathan Nott. De 2005 – 2007 il étudie la direction d’orchestre à la Hochschule de Saarbrücken dans la classe de Toshiyuki
Kamioka et travaille avec lui a l’opéra de Wuppertal où il dirige des operas de Mozart, Kraus, Abraham, Sciarrino, Porter et Nyman.
Comme chef il a travaillé avec les ensembles tels : Neue Vokalsolisten Stuttgart, Musikfabrik Köln, Europäischen Kammerorchester Lochen (dont il est le fondateur), Philharmonie Ljubljana, Dartington Festival Orchestra, Wuppertaler Sinfonikern, Orchester des Nationaltheaters Mannheim, dem Berlin International Music Festival Orchestra et le Collegium Novum Zuerich.
En avril 2008 il dirige la creation de l’Opéra de chambre « Arbeit Nahrung Wohnung » de Enno Poppe à la Münchner Biennale (mise en scène: Anna Viebrock), reprit au Staatsoper Berlin, à Madrid, Venise, Vienne et Stuttgart.
Depuis 2008 il vit à Berlin où il travaille comme assistant à la Staatsoper.

Daniel Sultan

Dès les années 80, Daniel Sultan se tourne vers l’action culturelle et la création avec une connaissance et une pratique personnelles de la scène (théâtre et chant). Pour la Ville de Montreuil, il dirige un Centre Culturel, invente une saison de la Voix ; suscite commandes artistiques ; imagine et coordonne Rêve, Vole, Lumière , fresque vivante sur la Révolution française (Guy Reibel, Raoul Sangla, Jean Kiras ; Jacques Bonnafé, Trio Le Cercle…). Il se consacre à l’art choral et vocal. Il fonde, avec le chef Rachid Safir, l’ensemble “Les Jeunes Solistes“. En 1998, à la demande du Ministère de la Culture, il joue un rôle majeur dans la conception du Pôle d’Art vocal de Bourgogne.
Parallèlement, Daniel Sultan mène un travail artistique. Il réalise des films en vidéo ; conçoit et joue dans des spectacles de poésie et musique ; intervient comme récitant. Il écrit, adapte textes et traductions pour l’écriture musicale (collaborations avec le compositeur Klaus Huber).
Avec “Artis Diffusion“, il intensifie un compagnonnage avec des artistes de haut niveau, et s’engage sur des programmes novateurs et exigeants. Cette structure a
produit plus de deux cents représentations, en France, en Europe, Amérique du Nord et Asie. Il participe à l’élaboration des spectacles tels Lumières d’accordéons (Pascal Contet), A la Table d’Andersen (Joëlle Léandre, Anouck Grinberg), Cuore-Opera (Caroline Gautier, Carlo Carcano).
Dans le domaine des musiques créatives, Daniel Sultan créé avec Blaise Merlin en 2002, le festival « Jazz Nomades ». Il assure, en 2007, la participation de l’Octet Satiemental Journeys de Joëlle Léandre au « First Columbia/Harlem Festival of Global Jazz » (New-York) et, en 2009, la première rencontre du MMM Quartet (Joëlle Léandre, Alvin Curran, Fred Frith, Urs Leimgruber).
Enfin, il imagine et provoque des projets musicaux et scéniques tels Pandora (Carlo Carcano, Alexandros Markeas, Luis Naon, Michèle Reverdy, 2007), Le Tyran, le Luthier et le Temps (Luis Naon, Christian Grenier, 2008).
Il travaille aujourd’hui à la production de nouveaux spectacles : Hommage à John Cage (Joëlle Léandre, Dominique Boivin) ; Chat perché – opéra rural de Caroline Gautier d’après Marcel Aymé (Jean-Marc Singier, Dominique Boivin).

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